Qui sommes nous ?

(extraits du discours de M. Abel Félix, un des responsables de l'église, lors de l'inauguration de notre salle de culte.)

croix

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Un peu d'histoire...

Permettez-moi de vous inviter à une visite guidée imaginaire de l'intérieur de notre « Église Protestante Évangélique ». Si vous voulez bien me suivre, entrons dans la première salle dénommée « Église ».

D'ou vient ce mot ?. L'ecclésia désigne, dans la Bible, les réunions des tous premiers chrétiens dans les maisons, lors du puissant mouvement spirituel qui a suivi la résurrection du Christ. Le mot église signifie donc que nous aussi, 20 siècles plus tard, nous sommes des Chrétiens comme eux. Nous croyons en Dieu, Père, créateur tout-puissant, Fils, né de la vierge Marie, mort sur une croix pour nos péchés, ressuscité le 3ème jour et revêtu de l'autorité suprême, et Saint Esprit.

Au prix de leur vie, bien qu'ils aient été de fidèles citoyens, les premiers chrétiens ont maintenu le témoignage que ce n'était pas César qui était leur maître, mais Christ. Comme eux, nous affirmons que Jésus-Christ, chef de son Église, est l'autorité spirituelle au dessus de tous les petits et les grands de ce monde, qu'il est notre Seigneur.

Comme vous pouvez le constater, Mesdames, Messieurs, cette grande salle « Église » où nous nous trouvons, présente plusieurs portes (Orthodoxe, Grégorienne, Nestorienne, Syro-chaldéenne, Catholique Romaine, Uniate,… Protestante…). Entrons par celle-là.

Succédant à plusieurs empereurs persécuteurs des chrétiens, voici que Constantin, au 4ème siècle, adhère au christianisme et le rend obligatoire dans tout l'empire. Cette association du pouvoir politique et du pouvoir religieux va faire de l'église chrétienne, au fil des siècles, une structure à tendance dominatrice, sans contrepartie. C'est la porte ouverte à divers excès.

Au 15ème siècle, l'invention de l'imprimerie permet la diffusion de la Bible. De nombreux fidèles ont désormais accès au texte biblique. Alors naît, au sein de l'Église d' Europe, un grand mouvement de réformation qui se veut un retour aux sources.

A cette époque, où le salut éternel était réputé s'acquérir à grands renforts de mérites et d'aumônes, l'une des grandes découvertes des réformateurs a été la gratuité de ce salut. Avec eux, nous « protestons », (protester vient de testis : témoin) ce qui signifie « nous faisons une déclaration publique et solennelle », qui est la suivante :

  1. Il n'y a qu'une référence de vie et de doctrine : les saintes Écritures.
  2. Rien, venant de nous, ne peut nous faire accéder au salut, car il est un don de la souveraine grâce de Dieu en Jésus-Christ.
  3. Il n'y a qu'un moyen d'accéder à cette grâce, c'est de la recevoir par la foi.

« Sola fide, sola gratia, sola scriptura ».

Nous reconnaissons pour nous-mêmes la nécessité de revenir et revenir sans cesse aux sources écrites de la foi chrétienne. Sans ce contrôle permanent, nous risquons de diverger vers des croyances ou des comportements dans lesquels la vérité et la simplicité de l'évangile ne sont plus perceptibles.

Cette seconde salle, appelée « Protestante », donne elle aussi accès à plusieurs annexes différentes (presbytérienne, méthodiste, réformée, anglicane, baptiste…). Entrons dans l'annexe « Évangélique ».

Au cours du siècle dernier un mouvement de renouveau s'est manifesté au sein du protestantisme européen avec la redécouverte de l'aspect individuel, conscient et volontaire de l'engagement de foi, bien distinct de la seule fidélité aux structures ecclésiales.

Cet engagement, que l'Écriture appelle « conversion », est pris une fois pour toutes, il s'exprime par le baptême et s'ouvre sur une relation personnelle avec Dieu. La Bible prend alors une nouvelle importance. Elle n'est plus un simple livre, mais le lieu où celui qui a inspiré ses pages, l' Esprit, fait naître en nous une parole de Dieu.

Nous croyons que personne n'a le monopole de la vérité ou de la relation à Dieu. Nous sommes des chercheurs de Dieu. Nous avons besoin les uns des autres pour progresser. Dans cette optique, nous sommes inscrits à l'Association Pastorale Protestante Évangélique de Lyon, qui regroupe diverses communautés évangéliques de la région.

Dans cette optique aussi, nous sommes en relation fraternelle avec les CAEF, version française d'un mouvement évangélique non structuré présent dans la plupart des pays d'Europe et ailleurs dans le monde. Non structuré, c'est-à-dire que nous restons, comme les autres communautés, une association cultuelle autonome.

En ce qui concerne nos propres célébrations, elles se vivent dans la joie et dans la liberté ; nous chantons, nous méditons les textes bibliques, nous prions, nous enseignons les enfants et les jeunes.

Je vous prie d'excuser l'aspect vraiment trop simpliste et schématique de ma présentation que nous avons voulue rapide. J'espère néanmoins que vous voyez un peu mieux ce que nous mettons derrière notre plaque « Église Protestante Évangélique ».

En conclusion :
  • Nous souhaitons être ici à Vourles, des témoins de l'unité de l' Esprit dans le respect réciproque de la diversité des expériences et des compréhensions individuelles.
  • Nous voudrions aussi porter témoignage, en paroles et en actes, de l'amour de Dieu.
  • Nous désirons enfin apporter notre contribution spécifique à la vie de la cité.